C’est une annonce qui transforme un simple choc de Coupe du monde en un moment historique. À la veille du quart de finale tant attendu entre le Portugal et l’Espagne, Cristiano Ronaldo s’est présenté en conférence de presse avec une révélation majeure. Le capitaine de la Seleção das Quinas a officiellement mis fin au suspense : cette édition du Mondial sera la toute dernière de sa légendaire carrière.
À 41 ans, le quintuple Ballon d’Or s’apprête à tourner l’une des plus belles pages de l’histoire du football, mais il n'a pas l'intention de partir tout de suite.
Prolonger l'aventure le plus loin possible
Loin d'être d'humeur nostalgique avant d'affronter la Roja, l’attaquant portugais a immédiatement recentré l'objectif sur le rectangle vert. S'il sait que la fin est proche, il espère bien repousser l'échéance en envoyant le Portugal dans le dernier carré de la compétition.
« C'est ma dernière Coupe du monde, oui. Mais mon objectif immédiat est d'aider le Portugal à poursuivre son parcours. Nous voulons aller au bout », a confié le capitaine avec la détermination qui le caractérise.
Les critiques ? « Elles m'ont rendu plus fort »
Face aux journalistes, Cristiano Ronaldo ne s'est pas défilé au moment d'évoquer les nombreuses attaques et spéculations qui ont jalonné ses dernières années au plus haut niveau. Avec le recul et la maturité qui le caractérisent aujourd'hui, le Portugais a affirmé que ces sceptiques avaient été son principal carburant.
Un moteur pour progresser : CR7 estime que les critiques ont contribué à forger sa longévité exceptionnelle.
Une relation tumultueuse : Il a néanmoins reconnu, avec franchise, que ses rapports avec certains médias étaient restés complexes et parfois tendus au fil des décennies.
Un jeu réinventé et un héritage déjà intouchable
Interrogé sur son niveau physique et son impact actuel sur le terrain à 40 ans, le natif de Madère a rappelé qu'il avait su intelligemment adapter son style de jeu pour traverser les époques. Moins virevoltant qu'à ses débuts, il reste un finisseur clinique et un leader de vestiaire hors pair.
Enfin, à la question de savoir si un sacre mondial est indispensable pour valider son statut de plus grand joueur de l'histoire, la réponse du champion a été limpide : cela ne changera rien à son héritage. Pour lui, l’expérience, la longévité et la maturité acquises avec l’âge ont désormais autant de valeur que les lignes supplémentaires sur un palmarès déjà XXL.
Le décor est planté. Face à l'Espagne, chaque minute de Cristiano Ronaldo sur la pelouse pourrait être la dernière en Coupe du monde. Un rendez-vous avec l'histoire à ne manquer sous aucun prétexte.
