Le couperet des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 a rendu son verdict. Entre la faillite historique de l’Allemagne face au Paraguay, le mental d’acier des Lions de l’Atlas face aux Pays-Bas et la qualification in extremis du Brésil, la planète football a vibré. Retour sur une journée de folie.
L'Allemagne prend la porte : le crash de la Mannschaft face au Paraguay
C'est un véritable séisme qui a secoué le Gillette Stadium de Foxborough, dans la banlieue de Boston. Attendue au tournant, cette équipe d'Allemagne n'a jamais su prendre le meilleur sur des Paraguayens ultra-volontaires et impeccablement organisés. Punis logiquement juste avant la pause, les hommes de Julian Nagelsmann ont concédé l'ouverture du score à la 42e minute par l'intermédiaire de Julio Cesar Enciso.
Le mirage Havertz et le fait de jeu des prolongations
Au retour des vestiaires, la Mannschaft affiche de meilleures intentions. Le salut vient de Kai Havertz, qui égalise à la 54e minute en reprenant habilement de la tête un centre au millimètre de Florian Wirtz.
On pense alors l'Allemagne relancée, mais le contenu reste trop pauvre. En prolongations (102e), Jonathan Tah croit délivrer les siens de la tête sur corner, mais le but est annulé en raison d'une faute préalable de Waldemar Anton sur le portier paraguayen Orlando Gill.
Le crash des tirs au but
La sentence des tirs au but a fini par achever une Allemagne moribonde. Havertz, Woltemade et Tah ratent tous les trois leur tentative, offrant sur un plateau le tir au but décisif à José Canale. Le Paraguay se hisse en 8es de finale pour la cinquième fois de son histoire (où il affrontera la France ou la Suède), tandis que l'Allemagne quitte la compétition par la petite porte.
La réaction cash de Joshua Kimmich (Capitaine de l'Allemagne) :
"Au bout du compte, c’est nous qui sommes sur le terrain et nous devons avoir l’ambition et le niveau nécessaires pour battre des adversaires comme le Paraguay. Personne ne devrait songer à rejeter la faute sur l’arbitre aujourd’hui, ni sur la séance de tirs au but : si l’on n’arrive pas à s’imposer en 120 minutes, c’est qu’on mérite d’être éliminé. Face à un adversaire comme celui-là, on ne peut pas compter sur la chance ou la malchance ; il faut plutôt disposer d'une équipe suffisamment forte pour le battre de manière convaincante."
Le Maroc au bout du suspense, les Pays-Bas terrassés
Peut-on réellement parler de surprise ? Au vu du jeu produit, absolument pas. Les Lions de l'Atlas ont outrageusement dominé la rencontre, confirmant leur incroyable régularité au plus haut niveau depuis leur épopée de 2022. Et pourtant, ce sont les Pays-Bas qui ont hold-upé la rencontre à la 72e minute grâce à Cody Gakpo, marquant contre le cours du jeu. Un but chargé d'émotion pour l'ailier aux origines togolaises et ghanéennes, qui avait tragiquement perdu son futur enfant quelques jours plus tôt.
Le cœur des Lions et le show Bounou
Menés mais poussés par un public incandescent, les Marocains ont fait preuve d'un mental exceptionnel. Leurs efforts ont été récompensés au bout de la nuit grâce à une égalisation signée Issa Diop dans le temps additionnel.
Après des prolongations stériles, la séance de tirs au but a mis en lumière l'éternel Yassine Bounou, auteur d'arrêts décisifs, notamment devant Summerville. Un destin ironique puisque c'est le natif des Pays-Bas et joueur du PSV Eindhoven, Ismael Saibari, qui a transformé le tir au but de la qualification.
L'ambition marocaine est désormais totale, comme en témoigne cette supportrice des Lions de l'Atlas après le coup de sifflet final :
"Nous avons toujours cru en nos joueurs. Ils ont très bien joué. Nous étions convaincus que nous allions nous qualifier. Nous étions sûrs que les Pays-Bas ne nous battraient pas. Nous sommes prêts à affronter n'importe quelle équipe. Nous sommes heureux, nous sommes prêts, et nous allons remporter la Coupe du monde."
Le Maroc a désormais rendez-vous à Houston, le 4 juillet prochain, pour un huitième de finale électrique face au Canada, tombeur de l'Afrique du Sud.
Le Brésil s'en sort par un trou de souris
Le Texas a également tremblé. À Houston, le Brésil a frôlé la correctionnelle face à une équipe du Japon héroïque. Bousculés et en manque d'inspiration, les Auriverdes s'en sont remis à un éclair de Gabriel Martinelli dans le temps additionnel pour arracher la victoire (2-1).
Le Brésil valide son ticket pour les huitièmes de finale, où il affrontera le vainqueur du duel entre la Côte d'Ivoire et la Norvège, le 5 juillet. Les favoris souffrent, cette Coupe du Monde 2026 est définitivement imprévisible !
