À cinq jours de son entrée en lice dans la compétition, la Roja refuse de précipiter le retour de sa jeune pépite. La Fédération espagnole et le FC Barcelone avancent main dans la main pour préserver la santé de l'ailier.
L'inquiétude grandissait de l'autre côté des Pyrénées, mais la Fédération royale espagnole de football (RFEF) a tenu à calmer le jeu. Par la voix de son directeur technique, Aitor Karanka, la sélection nationale a assuré qu'elle ne prendrait aucun risque avec Lamine Yamal. Après une période d'arrêt forcé, le jeune ailier du FC Barcelone est couvé par le staff espagnol, qui attendra le « moment idéal » pour le relancer dans le grand bain de la Coupe du monde.
Une union sacrée entre la RFEF et le FC Barcelone
Si les trêves internationales sont régulièrement synonymes de tensions entre les clubs et les sélections, le cas de Lamine Yamal fait office d'exception. Blessé aux ischio-jambiers de la jambe gauche fin avril lors d'un match de Liga face au Celta Vigo, la jeune star poursuit sa convalescence sous l'œil attentif des deux institutions.
Depuis le camp d’entraînement de la Roja basé à la Baylor School, Aitor Karanka a balayé d'un revers de main toute idée de conflit avec le club catalan :
> « Nous déterminerons ensemble le meilleur moment pour son retour. Ma relation avec Bojan et Deco [le directeur sportif du Barça] est excellente. La transparence est essentielle : nous travaillons main dans la main avec le staff médical du Barça pour décider du moment idéal. »
Pas de calendrier rigide pour la phase de groupes
Alors que des rumeurs évoquaient un plan programmé pour un retour de Yamal lors du troisième match de poule, la direction technique espagnole a refusé de s'enfermer dans un calendrier strict. L'Espagne, qui figure dans le groupe H, débutera sa compétition le 15 juin face au Cap-Vert, avant de défier l'Uruguay et l'Arabie saoudite.
Pour Karanka, l'avenir à long terme du joueur de 18 ans prime sur l'urgence de la compétition. Le directeur technique s'est d'ailleurs montré dithyrambique sur l'apport du Barcelonais :
« Il dégage une joie innée en dehors du terrain, il la transmet. »
« Sur la pelouse, il possède cette fraîcheur et cette qualité unique qui lui permettront de marquer une époque. »
L'infirmerie espagnole sous haute surveillance
Lamine Yamal n’est pas le seul cas épineux que doit gérer le sélectionneur Luis de la Fuente. L'Espagne, qui reste sur plusieurs désillusions majeures en Coupe du monde (élimination dès les poules en 2014, puis en huitièmes de finale en 2018 et 2022), souhaite aborder ce tournoi avec un effectif à 100 % de ses capacités.
Deux autres cadres de l'attaque, Nico Williams et Victor Muñoz, sont également surveillés de très près par les médecins.
| Joueur | Point Santé |
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| Lamine Yamal | Convalescence (ischio-jambiers), reprise progressive validée avec le Barça. |
| Nico Williams | Suivi de près par le staff médical, gestion de charge. |
| Victor Muñoz | En phase de récupération, participation conditionnée aux feux verts médicaux. |
« C’est Luis [de la Fuente] qui tranchera en concertation avec les médecins. La récupération se passe bien pour les trois joueurs », a conclu Karanka, insistant sur le fait qu'aucun risque inutile ne sera pris durant la phase de poules. Le feuilleton de la jeunesse dorée espagnole ne fait que commencer.
