Le Barça et la malédiction européenne : Le cas Pau Cubarsí en question


 Le FC Barcelone et la Ligue des Champions vivent une relation tumultueuse depuis le dernier sacre de 2015. Trop souvent trahis par des erreurs individuelles dans les moments charnières, les Catalans enchaînent les désillusions. Si Ronald Araújo avait cristallisé les critiques après son expulsion fatidique face au PSG en 2024, c’est aujourd’hui un autre pilier de la défense qui se retrouve sur le banc des accusés : Pau Cubarsí.

Un talent brut, mais des nerfs encore fragiles

Pur produit de la Masia, le défenseur de 19 ans éblouit l'Europe depuis deux ans par sa vision de jeu, son sens de l'anticipation et une qualité de relance hors du commun. Pourtant, si son importance dans le système d’Hansi Flick est indiscutable, sa fébrilité dans les grands rendez-vous européens commence à poser question.

Ce mercredi soir, face à l’Atlético de Madrid, le jeune international a basculé du mauvais côté. Son intervention non maîtrisée sur Giuliano Simeone en position de dernier défenseur a laissé ses coéquipiers à dix. Une faute lourde de conséquences : sur le coup franc qui a suivi, Julian Alvarez a trouvé la faille, précipitant la défaite des Blaugranas (2-0).

Une accumulation d'erreurs qui inquiète

Le geste a laissé les observateurs de la Cadena SER perplexes :

« Je n’ai jamais vu Cubarsí jouer comme ça, c’est très étrange. S’il y a faute, c’est forcément un carton rouge, l'attaquant était en position idéale. »

Malheureusement pour le prodige catalan, ce n'est pas un incident isolé. Si sa saison en Liga est exemplaire, son historique en C1 ressemble à un chemin de croix :

- Contre Benfica (8e de finale) : Expulsé après seulement 22 minutes de jeu.

- Contre Dortmund (Quart de finale) : Un penalty concédé dès la 11e minute au match retour.

- Contre l’Inter Milan (Demi-finale) : Une faute sur Lautaro Martinez provoquant un nouveau penalty, scellant l'élimination du Barça.

Malgré des prestations plus discrètes lors des revers contre le PSG (2-1) et Chelsea (3-0), ces "moments d'absence" commencent à peser lourd dans la balance européenne du club. Pour franchir un palier et redevenir le patron de la défense qu'il promet d'être, Pau Cubarsí devra impérativement apprendre à maîtriser ses émotions et son engagement lors des moments chauds. Le talent est là, reste à acquérir cette sérénité indispensable au plus haut niveau.

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