La fête de la qualification a laissé place au verdict disciplinaire. Ce lundi 16 mars, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a rendu ses conclusions concernant les incidents survenus lors de la finale retour des barrages africains entre les Léopards de la RD Congo et les Super Eagles du Nigeria.
Si le terrain a rendu son verdict en faveur des Congolais, victorieux au bout du suspense (1-1, 5-4 aux tirs au but), les comportements en tribunes n'ont pas échappé à la vigilance de l'instance mondiale.
Les pointeurs laser coûtent cher aux Léopards
Malgré l'euphorie de la qualification pour la Coupe du Monde 2026, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a été frappée d'une amende de 5 000 francs suisses (environ 6 500 dollars américains).
La FIFA reproche aux supporters congolais l'usage massif de pointeurs laser durant la rencontre, un procédé visant à déstabiliser l'adversaire, notamment lors de la séance fatidique des tirs au but. Pour justifier cette sanction, l'instance s'appuie sur l'article 17, paragraphe 2 de son code, rappelant que les fédérations sont systématiquement tenues responsables de la conduite de leur public.
Le Nigeria également rappelé à l'ordre
L'amertume de l'élimination est doublée d'une sanction financière pour le Nigeria. La fédération nigériane écope quant à elle d'une amende de 1 000 francs suisses (environ 1 790 000 nairas).
Cette amende, basée sur l'article 17.2(d) relatif à l'ordre et à la sécurité, sanctionne des manquements dans le comportement des supporters nigérians. Bien que moins élevée que celle de la RDC, cette peine souligne la volonté de la FIFA de ne laisser passer aucun écart en matière de sécurité lors des matchs à haute tension.
Un avertissement pour la phase finale
Ces sanctions, bien que principalement financières, servent d'avertissement sérieux à quelques mois du début de la compétition mondiale. La FIFA réaffirme sa politique de "tolérance zéro" concernant les objets perturbateurs (lasers, fumigènes) et les débordements en tribunes.
« Les fédérations doivent impérativement renforcer l’encadrement de leurs supporters pour garantir l’intégrité du jeu et la sécurité de tous les acteurs », a rappelé l'instance dans son communiqué.
Pour la RD Congo, l'essentiel reste acquis : une place parmi l'élite mondiale en 2026, même si cette célébration se voit légèrement entachée par cette note administrative.
