Qu'est-ce qui a changé dans le football africain à l'AFCON 2025 ?

 


Avec la fin de la Coupe d'Afrique des nations au Maroc, les émotions se sont un peu apaisées dans la communauté. Les supporters ont une fois de plus organisé une véritable célébration footballistique dans les tribunes, démontrant l'importance de la discipline comme événement social. Costumes colorés, danses et flash mobs lumineux ont instauré une ambiance inoubliable, et les joueurs, sentant ce soutien, ont joué avec un engagement encore plus grand. AfroPari résume les résultats du tournoi, en analysant les moments clés et les principales tendances.

Du jeu émotionnel au système

Le niveau du football africain progresse d'année en année. L'une des caractéristiques des dernières éditions de la CAN a été la participation de joueurs formés dans les grands championnats européens. Habitués à une structure rigide et à des exigences élevées, des footballeurs tels que Patson Daka (Zambie), M'Bala Nzola (Angola), Reinildo Mandava (Mozambique) et d'autres ont apporté à leurs équipes nationales maturité et confiance dans les moments clés.

La discipline tactique et un haut niveau de préparation physique ne sont plus l'apanage des grands. Aujourd'hui, ces schémas sont caractéristiques de toutes les formations participant à la CAN. Les équipes moins bien classées ont su construire intelligemment leur jeu en bloc bas, mettant régulièrement la pression sur les favoris. Il suffit de se rappeler la remontée du Burkina Faso face à la Guinée équatoriale, la victoire dans la douleur de l'Égypte sur le Zimbabwe et les 55 minutes haletantes du Maroc face aux Comores.

Il est de plus en plus difficile pour les leaders du football africain de prendre le dessus grâce aux seuls talents individuels. Les outsiders ne se contentent plus de propulser le ballon loin de la surface de réparation grâce à la vitesse ou à la taille de leurs attaquants. Le Botswana face au Sénégal, la Tanzanie contre le Nigeria et les Comores face au Maroc ont cherché à garder le contrôle du jeu et à construire leurs attaques par les passes. De plus, la précision des offrandes de ces équipes face aux géants était de 76 à 79 % !

De nombreuses équipes participant à la Coupe d'Afrique des nations ont impressionné par leurs tactiques bien pensées. Les Marocains ont fait preuve d'un football pragmatique, ne concédant que deux buts. Les Lions de l'Atlas ont souvent pris le contrôle du jeu, puis, après avoir marqué un but, se sont repliés dans leur moitié de terrain pour se concentrer sur la défense.

De leur côté, les Nigérians misaient sur leur puissance physique et leur grande intensité. Les équipes non préparées à un rythme aussi soutenu ne pouvaient tout simplement pas suivre la cadence des « Super Eagles ».

L'équipe nationale de la République démocratique du Congo a été un autre exemple de jeu bien structuré, mais avec un accent sur le football vertical. Les transitions rapides en attaque ont été particulièrement révélatrices : Théo Bongonda et ses coéquipiers se démarquaient au bon moment, effectuaient des accélérations brusques et étirent efficacement la défense adverse.

Le Sénégal s'est révélé être l'équipe la plus équilibrée du tournoi. Les « Lions de la Téranga » ont idéalement combiné une défense de fer à un pressing haut et ont parfaitement maîtrisé le tempo, leur permettant de dicter le jeu à leurs rivaux.

Play-offs et finale : épreuves, tension et leaders

La phase décisive de la CAN ne présume pas que l'on assistera à un spectacle des deux côtés, mais plutôt à des mouvements tactiques centrés sur le résultat. Dans ces moments-là, l'expérience et le leadership des joueurs revêtent une importance primordiale.

Le jeu individuel des joueurs a véritablement changé le cours des matchs, sans pour autant déstabiliser l'équipe. Malgré une attaque très active, Pape Gueye a fait preuve d'une grande rigueur dans ses choix de placement et son jeu collectif. Sadio Mané, loin de pourchasser les récompenses individuelles, a préféré créer des occasions pour ses partenaires (19 buts, meilleur total du tournoi).

Le Maroc a eu ses héros. Nayef Aguerd est sorti vainqueur de nombreux duels aériens, Ismaël Saibari s'est imposé comme un joueur polyvalent et précieux au milieu de terrain, et Ayoub El Kaabi a prouvé qu'il pouvait transformer presque n'importe quelle action en but. Achraf Hakimi, de retour en sélection pendant le tournoi, a redonné aux siens de la confiance quant à la solidité de la défense, alors que Brahim Díaz a réalisé l'un des meilleurs tournois de sa carrière, même s'il n'a pas su gérer la pression en finale. Tous ces joueurs sont des footballeurs d'excellent niveau. Cependant, ce sont les idées de Walid Regragui qui ont permis de construire un véritable collectif soudé.

Le football africain continue de se développer et les grands tournois ne s'arrêtent pas là. Très bientôt, le CAF prendra le relais et redeviendra le centre d'attention des supporters de tout le continent. À l'approche du coup d'envoi des compétitions continentales, AfroPari prépare une promotion spéciale : ne manquez pas les matchs les plus importants avec le bookmaker africain !

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